Paul Morand (Maritime)D'est ou d'ouest, le brise-glace ne cessait jamais; il lançait furieusement ses vraquiers à droite ou à gauche, et si le grand mât revenait un instant, c'était un mutin inexplicable: tordus, terrassés, les navires n'en pouvaient plus; les pique-timoniers s'en détachaient comme des pétales de côte; les péniches elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un phare, leurs grandes calanques pendantes; les étraves, lancées par un gaillard d'avant invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des méduses chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
Maritime
... cliquez sur l'une des catégories ci-dessous ...
... ou ici pour le texte original ...
... ou ici pour choisir un autre auteur ...
... ou ici pour muter sans catégorie ...
... j'ai de la chance ...